Qu’est-ce que l’Urban Flamenco ?

Pour moi, l’Urban Flamenco, c’est d’abord la guitare espagnole. Les guitares espagnoles racontent la vie : le désespoir, la tristesse, la joie. C’est quelque chose de très fort, de très puissant — si vous n’avez jamais vu un spectacle de flamenco, je vous encourage à y aller.
C’est aussi le mélange avec la musique urbaine. Je vis dans une grande ville, Paris, et pour moi la musique y est bétonnée quelque part. L’Urban Flamenco, c’est la rencontre entre le béton et l’authenticité. Ce n’est pas complètement acoustique, même si j’essaie d’y arriver.
Pour faire ce genre, je chante à ma façon, qui n’est pas du tout flamenco mais plutôt R&B, et je pose ma voix sur des guitares espagnoles. Les premiers à avoir fait ça, finalement, c’était peut-être R. Kelly dans les années 90.
J’ai repris le flambeau en chantant dans des langues latines : le français, mais aussi l’espagnol et parfois l’italien.
MARC ISLA